Pour cette première interview nous sommes allés interroger le Dr Nicolas Boissi, orthodontiste à La Ciotat et nous lui avons demandé de nous expliquer en quoi le digital et les logiciels du Groupe Orqual, avaient fait évoluer sa façon de pratiquer sa spécialité. 
Le Dr Nicolas Boissi a ouvert son cabinet d’orthodontie à la Ciotat en 2012 avec pour mot d’ordre, valoriser une orthodontie fonctionnelle et esthétique qu’il caractérise comme “une approche médicale de l’orthodontie avec la prise en charge de tous les équilibres de la sphère oro-faciale”, incluant ainsi un grand nombre de paramètres intimement liés à la position des dents, comme la posture, la langue et la façon de respirer.
“ Fonctionnel et esthétique sont les deux pieds du cabinet avec, intégré dans ces deux pieds, le digital à toutes les étapes.”
Investi dans la transformation digitale de sa profession, il contribue au développement de nouveaux outils numériques auprès d’entreprises et de startups. Et bien content d’avoir vu son exercice quotidien évoluer positivement ces dernières années grâce au digital, il continue à se former et à s’informer pour faire en sorte que son cabinet reste à la pointe de l’innovation. En terme d’équipement, la transition vers le digital se traduit d’abord par l’usage d’un équipement informatique : “que ce soit pour les logiciels ou pour faire de la 3D, on a, avant tout, besoin d’ordinateurs”, puis s’y ajoutent des matériels plus spécifiques à la profession comme une caméra à empreinte optique et quelques applications et logiciels par exemple. Autant de nouvelles technologies qui lui apportent précision et rapidité dans son activité au quotidien.
“ Ce n’est pas que c’est plus compliqué sans digital, c’est que in fine c’est plus simple avec.”
Dans le cadre de l’orthodontie, des logiciels permettent une gestion des tâches automatisée. Que ce soit Orthalis, pour l’administratif avec la comptabilité, les courriers, les factures etc., Dentapoche, pour la gestion de la prise de rendez-vous, Ceph, pour la céphalométrie ou encore Kitview, pour la centralisation et la classification des fichiers et des photographies dans sa bibliothèque numérique mobile etc., de nombreuses activités peuvent aujourd’hui être simplifiées grâce à la digitalisation de ses outils.

Le numérique au service du patient

Le digital permet également de suivre le traitement des patients de manière plus précise et plus claire. Notamment grâce à l’utilisation des set Ups 3D qui permettent de visualiser la fin du traitement avant de le commencer. “Je préfère savoir exactement où je vais dès le départ, et anticiper les difficultés afin de mieux les gérer. Le digital m’apporte de la précision, de l’anticipation et une meilleure communication avec le patient” confie-t-il
Le digital est aussi une bonne manière d’inclure le patient dans son traitement. Adultes et enfants seront plus réceptifs aux démonstrations et aux explications visuelles et modernisées. “En orthodontie, nous sommes tributaires de la participation et de la coopération des patients, et le fait de le faire avec des outils qui sont familiers aux adolescents et aux jeunes adultes, cela permet de les intéresser davantage et de les intégrer aux protocoles de traitement”. Utiliser ces technologies sert aussi à moderniser l’image des cabinets d’orthodontie.
“La digitalisation du cabinet a un impact fort en terme d’image, que ce soit sur nos patients, nos correspondants ou même nos équipes.”

Le digital fait gagner du temps

Mais toutes ces innovations demandent du temps lors de leur mise en place, pour se former à leur fonctionnement, pour apprendre à les utiliser et à les intégrer à sa pratique de l’orthodontie. Du temps perdu ? Absolument pas, puisque ce moment passé à apprendre à maîtriser ces nouveaux outils permettent par la suite de gagner du temps sur le long terme. Toutefois, l’erreur qui est souvent commise avec l’intégration du digital dans son activité, c’est de vouloir continuer à suivre à la lettre les protocoles déjà présents en y intégrant le digital seulement à certains niveaux. Alors que la clé, c’est de revoir sa façon de travailler pour que ces nouvelles technologies y trouvent leur place avec l’intégralité de leurs fonctionnalités.
“Aujourd’hui, je ne reviendrai pas à des dossiers patients papiers.  Si je devais revenir à comment je travaillais avant, je perdrai en fluidité, en qualité, en rapidité…”
 “ Fonctionnel et esthétique sont les deux pieds du cabinet avec, intégré dans ces deux pieds, le digital à toutes les étapes.”
Du temps, mais aussi de l’argent ! Le budget nécessaire à l’installation de ces nouvelles technologies en cabinet peut également freiner la prise de décision de prime abord : “Mais si elles représentent un certain investissement, le coût de départ ne doit pas obscurcir la rentabilité sur le long terme”. Les traitements en deviennent souvent plus qualitatifs et comme nous l’avons déjà dit, permettent d’effectuer de nombreuses tâches plus vite puisque beaucoup d’entre-elles deviennent alors automatisées et gérées de A à Z par le logiciel ou appareil en question.
“Cette rentabilité financière ne peut s’établir qu’en regardant l’intégralité de l’impact d’un investissement.”

La pratique dentaire améliorée

Et beaucoup dans la profession ont fait le choix d’investir pour bénéficier d’une gestion simplifiée et automatisée de leur cabinet. Le Dr Nicolas Boissi nous assure que beaucoup de ses confrères ont équipé leurs cabinets. Et ils en sont mêmes demandeurs, ce qui s’est vérifié lors de la crise sanitaire de ce printemps où de nombreuses formations spécialisées axées sur le digital ont bien fonctionné. La dentisterie tend, elle aussi, à suivre le mouvement.
“Le dentaire a un réel intérêt pour le digital, sa transformation vers le numérique va plus vite que dans certains secteurs médicaux.”
Le fait d’être digitalisé pendant le confinement a permis à certains praticiens de continuer leur activité, bien que forcément limitée, mais d’assurer tout au moins, un suivi à distance pour certains patients, permettant ainsi au Dr Nicolas Boissi une reprise plus tranquille au mois de mai. “Un grand nombre de mes patients sont monitorés à distance grâce à une application et leur smartphone. J’ai pu ainsi, effectuer un suivi serein et qualitatif à distance et gérer la continuité des traitements en effectuant un drive pour les gouttières et les élastiques par exemple”. Si le digital apporte l’avantage de simplifier de nombreuses tâches inhérentes à leur profession, il donne également aux praticiens, peu à peu plus d’indépendance en leur offrant la possibilité d’individualiser au maximum les traitements. Il reste encore beaucoup d’évolutions à venir, la création de plusieurs logiciels supplémentaires et l’apport de nouvelles fonctionnalités notamment, qui permettront à l’avenir, de digitaliser au maximum la profession, ou encore la démocratisation de l’imprimante 3D et l’essor du “homemade”.
“La révolution digitale est bien en marche en orthodontie et je pense qu’il ne faut pas prendre le train trop tard, car les patients sont de plus en plus demandeurs de ce technologies. Et pour moi, toutes ces innovations digitales font évoluer notre profession et continuent à rendre notre métier passionnant.”