Le numérique dans les professions dentaires : interview du Dr Raphaël Filippi, sa pratique, les évolutions

Pour ce second entretien, nous sommes allés à la rencontre du Dr Raphaël Filippi, orthodontiste à Lyon et nous lui avons demandé de nous expliquer comment le digital et les logiciels du Groupe Orqual avaient fait évoluer sa pratique. 

Le Dr Raphaël Filippi a ouvert son premier cabinet à Lyon en 2005 et s’est rapidement spécialisé dans le traitement de l’adulte. Aujourd’hui installé place de la Bourse, il travaille en collaboration avec le Dr Batiste Turrel, chacun d’eux étant accompagné de deux assistantes en clinique, d’une équipe au secrétariat et d’une office manager, poste clé dans son organisation car cela lui permet d’être concentré à 100% sur ses traitements. 

Investi dans le développement et l’évolution de sa profession, le Dr Raphaël Filippi organise son temps entre ses consultations au cabinet, du consulting et l’organisation de formations “In Office” au sein de sa structure où il accueille des praticiens pendant deux jours “en immersion complète dans le lingual, la gestion de l’adulte et de la chirurgie”. 

La révolution numérique n’a pas vraiment eu d’impact sur sa manière de travailler, non pas parce qu’il ne se sert pas du digital au cabinet, mais au contraire, parce que celui-ci a été intégré dès les début de sa pratique de l’orthodontie. 

“J’ai utilisé le numérique depuis mes débuts dans l’orthodontie. J’étais le premier étudiant à m’équiper avec un appareil réflexe numérique pendant mon CECSMO. C’était un Pentax EI2000 sur lequel on avait bricolé un flash annulaire Sunpack et je n’ai donc jamais connu la joie du développement argentique et des diapositives !”

De plus, le Dr Filippi est très vite passé à la 3D et n’a donc jamais eu besoin de se servir de plâtre pour ses moulages. C’est le scanner qui a été la dernière grande évolution dans son travail à ce jour, puisqu’il a définitivement réglé les contraintes liées au transport des empreintes. Mais en plus de la simplicité et du gain de temps qu’il apporte, c’est avant tout le confort du patient qui a convaincu le Dr Filippi d’investir. 

“Le scanner est finalement la seule chose que les patients voient et ils sont assez contents de ne plus avoir de pâte à empreinte dans la bouche.” 

L’équipement de son cabinet reste toutefois assez simple : exclusivement des doubles écrans sur ses postes cliniques. L’important est “de toujours rester dans la simplicité pour limiter au maximum les problèmes de maintenance” liés à la digitalisation de son activité.

Convaincu que les praticiens de l’orthodontie ont assez vite intégré le digital à leur pratique, il met toutefois en garde sur le fait que si le numérique facilite beaucoup les démarches, il ne faut pas se laisser guider par l’industrie ou les choix de ses confrères sans avoir une vraie réflexion autour de ses besoins spécifiques. 

“Le numérique doit être vu comme un outil qui vous aide au quotidien. Il doit améliorer votre confort de travail, votre qualité et votre productivité. Si vous y trouvez des contraintes, c’est que vos choix d’outils ne sont pas les bons.”

Dix ans après avoir travaillé avec un autre logiciel, le cabinet s’est équipé lors de son déménagement de la gamme de solutions du Groupe Orqual : changement qui s’est déroulé sous les meilleurs auspices puisqu’il a pu récupérer l’ensemble de sa base de données et que le Groupe Orqual a dispensé une formation à ses équipes pour leur apprendre à maîtriser les logiciels. 

C’est donc depuis trois ans, que le cabinet utilise plusieurs volets du logiciel de gestion Orthalis, mais également Kitview et Ceph. “Avec Ceph, nous faisons une analyse céphalométrique sur tous nos patients et je ne pourrais vraiment pas m’en passer !”. Kitview quant à lui, est rapidement devenu un outil capital pour gérer les échanges avec les différents praticiens avec qui il travaille régulièrement : chirurgiens-dentistes, maxillo-faciaux, implantologues, ORL, kinésithérapeutes etc. “Le partage de données étant de plus en plus complexe avec la RGPD, le portail web m’a permis de régler ce problème simplement.” De plus, “Kitview est également très efficace pour la gestion et les retouches d’images et pour l’archivage des documents de mes correspondants”.

“J’attends maintenant avec impatience la machine qui sortira tous les documents du bilan en une seule étape. Ce n’est qu’une histoire de temps !” 

Profession très touchée par la Covid-19 au printemps, le Dr Filippi fait partie de ceux qui n’ont pas pu continuer leur activité pendant la crise sanitaire. Mais cet arrêt imposé a eu un côté positif dans la gestion de son cabinet puisqu’elle a donné l’occasion d’effectuer un état des lieux de son activité et la réalisation de projets restés jusqu’alors en suspens.

“La crise sanitaire nous aura permis de prendre du recul sur nos procédures au cabinet. Changer de rythme et prendre ce recul est très important et cela nous a conduit à faire quelques ajustements. Ensuite, à partir de la reprise, mon équipe a été géniale et nous avons pu absorber le retard en quelques semaines en augmentant un peu notre rythme de travail. » 

Il en a donc profité pour travailler sur de nouvelles conférences, la réalisation d’un documentaire sur la chirurgie maxillo-faciale et la refonte du site internet de son cabinet. Une pause dans son activité qui aura finalement été bénéfique. 

Nous remercions sincèrement le Docteur Filippi de nous avoir accordé son temps pour cette entrevue.

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