Étude : L’utilisation du numérique est-elle en passe de devenir le nouveau mode de consommation de services dans le milieu médical ?

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La digitalisation dans le milieu médical 

Les Français sont de plus en plus inquiets à propos de leur système de santé. En effet, 1 Français sur 2 a le sentiment que le système s’est dégradé depuis 10 ans, constat globalement partagé à l’échelle européenne. Beaucoup éprouvent un sentiment de dégradation et de paupérisation du système de soins, de perte d’accès aux soins et la difficulté pour certains d’être pris en charge.

L’épidémie de la Covid-19 n’a rien arrangé et a même révélé l’insuffisance de la préparation de notre système de soins pour répondre à ce genre de crise. 

A la lumière de la crise sanitaire qui nous a touché cette année, le numérique semble être un outil particulièrement approprié pour mieux anticiper ces crises, améliorer la prise en charge et le suivi des patients mais aussi pour accompagner et assister les soignants dans cette période. 

logo dentapoche sans fond petit format

L’e-santé, qu’est-ce que c’est ? 

L’e-santé c’est l’application des technologies de l’information et de la communication à l’ensemble des activités en rapport avec la santé. Elle doit constituer un des premiers leviers permettant d’assurer une transformation équitable, efficace et innovante des systèmes de soins vers la médecine des “4P” : prédictive, préventive, personnalisée et participative

Cette e-santé évolue progressivement en France avec la mise en place d’un cadre juridique et la volonté des pouvoirs publics de développer des domaines comme la télémédecine ou la silver economy. C’est pourquoi, depuis 2012 le monde de la santé se tourne peu à peu vers le numérique. 

Nous ne vivons pas qu’une révolution technologique, mais également une révolution des pratiques et des relations entre tous les acteurs du milieu. 

Majoritairement, les Français sont de cet avis puisque 8 Français sur 10 pensent que la digitalisation améliorera la qualité du système de santé. 

Les acteurs de l’e-santé 

L’arrivée des GAFAM* dans l’e-santé

(*GAFAM, Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) 

Tous ces grands acteurs du numérique voient dans l’e-santé, un levier de croissance pour leurs activités à venir. Ils développent donc de nouveaux outils digitaux pour proposer de nombreux services aux patients et aux professionnels de santé.  

Toutefois, si 79% des Européens font confiance aux professionnels et établissements de santé et aux autorités et institutions publiques de santé nationale pour la la sécurisation de leurs données de santé (stockage, confidentialité, anonymat), la confiance est bien moindre en ce qui concerne les GAFAM. En effet, moins d’1 Européen sur 5 leur accorde sa confiance.

  • Y a t’il vraiment un risque pour nos données si ces géants du numériques arrivent dans notre système de soins ? 

Cette sécurisation des données reste un des enjeux majeurs de la digitalisation du parcours de santé et la mise en place du RGPD en 2018 permet d’établir un cadre légal et commun à tous les pays européens pour offrir plus de sécurité aux données des patients. 

De nombreuses autres entreprises cherchent aussi à apporter des solutions aux internautes pour répondre à toutes les problématiques touchant le monde de la santé. Cela se traduit par l’émergence d’objets connectés, d’applications mobiles à destination des patients comme des professionnels de santé.

Dentapoche, l’application du Groupe Orqual, apporte définitivement la solution aux patients comme aux praticiens chirurgiens-dentistes ! 

patient en téléconsultation avec un médecin

“L’empouvoirement” des patients

Le patient cherche aujourd’hui à être un acteur à part entière de sa prise en charge et considère la digitalisation du parcours de santé comme une opportunité d’être plus impliqué.

Cet empouvoirement ou empowerment consiste en l’accroissement de la capacité d’agir de la personne malade. En s’informant, elle gagne en autonomie et participe activement aux décisions de santé qui la concerne. Cette étape d’information se fait souvent via des forums, où une communauté confrontée au même problème de santé qu’elle interagit. Elle acquiert ainsi un savoir plus large et devient peu à peu “patient expert”, apte à comprendre et à prendre des décisions médicales la concernant. 

C’est dans ce contexte que Facebook travaille sur le lancement de “communautés de soutien” pour mettre en relation des utilisateurs qui souffrent des mêmes maladies dans l’idée de développer des applications de soins préventifs pour améliorer leur hygiène de vie. 

L’avantage principal de cet empouvoirement, c’est que plus nous prenons en charge notre santé, plus nous sommes en mesure d’agir en amont sur les facteurs de risque déclenchant ces maladies

Aujourd’hui, grâce aux nombreux outils mis à notre disposition en vue d’informer et de faciliter notre accès aux soins, une nouvelle ère s’offre à nous dans le développement de la médecine préventive

Cependant, le recours croissant aux solutions d’e-santé pourrait créer de nouvelles inégalités entre les citoyens.

Risques, freins et conséquences de l’e-santé 

De nouvelles inégalités à venir

En France, on compte trois types de déserts médicaux. Les déserts médicaux ruraux, les déserts médicaux urbains (4,4 millions de Franciliens vivent dans un désert médical, soit 37% des habitants de la région d’après Le Point) et les déserts médicaux ultramarins (comme Mayotte). 

Si l’e-santé et la téléconsultation pourraientt endiguer certaines inégalités actuelles, comme celle qui concerne les déserts médicaux, d’autres pourraient bien voir le jour avec la digitalisation de notre système de santé. Dans certains foyers ou cabinets, ces inégalités pourraient se traduire en une absence d’équipement ou de maîtrise de l’outil numérique, que ce soit chez les patients comme chez les praticiens. Les médecins comme les patients ne sont pas tous équipés pour pratiquer la téléconsultation. Si le fonctionnement est simple, les coûts des équipements et de ces produits peuvent parfois être élevés.

L’accueil de la population

De plus, le numérique va ici se frotter à un autre type de frein : le scepticisme des Français. Il faut bien entendu les éduquer, les impliquer et leur donner confiance en l’utilisation des sites de santé ou des applications telles que Dentapoche.

D’une part concernant la sécurité de leurs données comme nous l’avons vu précédemment. 

D’autre part, à propos du doute sur la qualité des prestations médicales réalisées à distance.

En effet, en France, la téléconsultation a encore du mal à séduire. Si elle n’est aujourd’hui que la “digitalisation” d’une consultation habituelle chez son médecin telle qu’on la connaît, le patient y devient acteur. Il va par exemple prendre lui-même sa température. Toutefois, “si on a le moindre doute sur l’état de santé d’un patient, on le renvoie auprès d’autres professionnels de santé” comme l’affirme le Dr Nicolas Camus, médecin généraliste à Bordeaux. Il insiste également sur le fait qu’en cette période de pandémie et “avec la téléconsultation, on évite au patient qui souhaite renouveler une ordonnance d’être contaminé dans la salle d’attente. Cela permet aussi à la personne infectée de ne pas avoir à se déplacer”. 

Des informations pas toujours fiables…

Enfin, les patients sont confrontés à un autre problème sur la Toile. Celui de la fiabilité des informations qui y sont présentes. Force est de constater que les informations partagées sur les sites grand public et même s’ils sont très bien référencés sont souvent peu vérifiées, et celles accessibles sur les sites spécialisés, demeurent la plupart du temps difficilement compréhensibles pour les non professionnels

Les praticiens chirurgiens-dentistes, notamment, doivent impérativement offrir une qualité d’information et redonner confiance aux patients utilisant des applications dédiées. Les informations émanant de l’application Dentapoche, ou du Portail web sont, par exemple, des sources de communication fiables et sûres où les données sont protégées par des serveurs sécurisés et homologués par la Haute Autorisé de Santé (HAS).

  • Les praticiens pourraient-ils être remplacés par des robots ?

Si certains praticiens pourraient craindre de voir leur profession réduite à un rôle préventif, tout l’opérationnel pouvant être effectué par des robots, les choix seront encore longtemps le fruit du cerveau de l’humain

“Pour la voiture sans chauffeur on peut envisager qu’il n’y ait plus aucune intervention humaine alors qu’en médecine, c’est toujours le clinicien qui prendra la décision”. 

Selon Amedeo Napoli, l’Intelligence Artificielle devrait devenir “un véritable assistant intelligent” sans remplacer les praticiens puisqu’il est important de conserver l’un des piliers de la médecine : la relation humaine “l’IA n’enlèvera pas cette dimension, mais elle réduira la part de défaillance humaine”.